Pouls sonore

Crédit photos : Yves Amyot
Artiste(s):
2019
Pédagogue(s):

Yves Amyot

Participant(e)s:

Les élèves de dix groupes de 3e, 4e et 5e année de l'école primaire des Nations (CSDM)

Subventionneurs:

Commission scolaire de Montréal

 

Partenaires:

École primaire des Nations (CSDM)

« Le pouls sonore est pour moi la pulsation, le grattement, le frottement, le chatoiement et le rythme que peut créer la surface de notre corps. Beaucoup de choses y passent : vêtement, peau, ornementation, pilosité, fermeture éclair, poche… À l’aide d’un microphone de contact il est possible d’amplifier ce terrain de jeu qui prendra la forme d’une œuvre sonore en devenir. » - Belinda Campbell, artiste sonore

C’est cette idée qui marquera le point de départ du projet Pouls sonore : une série d’ateliers dans les cours de musique de l’école primaire des Nations (CSDM). Avec l’aide du pédagogue Yves Amyot, l’artiste Belinda Campbell a préparé le premier atelier. C’est ensuite en s’inspirant des réactions des enfants de 10 groupes de 3e, 4e et 5e année qu’elle a défini les deux autres.

La première semaine se voulait une introduction aux pratiques multidisciplinaires et aux frontières poreuses qui existent entre les arts visuels, la danse, la musique et l’art sonore. Cette rencontre a aussi permis aux élèves de se familiariser aux microphones de contact en mettant l’accent sur les nombreuses possibilités de création qu’offrent cet instrument.

Accompagnée par l’enseignante en musique Denise Bérard, Campbell a introduit aux enfants le concept de la déconstruction musicale. Pour ce faire, elle leur a appris le refrain d’une chanson traditionnelle au chant et au xylophone, qu’ils ont ensuite dû déconstruire.

La dernière semaine fût l’occasion pour les enfants de produire un enregistrement sonore, sous la direction musicale de l’artiste. Chaque élève a pu expérimenter trois modes de création sonore (chorale, microphone de contact et xylophone) en participant à trois enregistrements différents.

Belinda Campbell est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Montréal. Son travail oscille entre la performance, la vidéo-performance, la musique et le dessin. Au début de sa carrière elle présenta plusieurs installations vidéo, notamment à Axe Néo 7 à Hull-Gatineau, à L’œil de Poisson à Québec, et à Optica à Montréal. Ses vidéos ont été diffusées à Marseille au Théâtre Cafoutche et au Théâtre de l’Embobineuse et dans le cadre du Fifa (festival internationale des films sur l’art), commissarié par Nicole Gingras. En 2004, elle commence à s’intéresser à la performance, de façon solo et aussi en duo avec la danseuse et chorégraphe Caroline Dubois. Ensemble, elles formeront le duo Fesses et Crécelle  (2006-2010) et présenteront leurs pièces entre autre au Théâtre La Chapelle ainsi qu’au Centre Clark. En 2013 elle présente pour la première fois une performance (Le Boléro de Bonnes Boucles!) à l’étranger, à Helsinki, Finlande. Pianiste, elle s’intéresse à la manipulation de certains instruments qu’elle aborde en composition comme le kalimba, le bandonéon, micro-contact et claviers. En 2016  elle développa un projet avec l’artiste Pascal Dufaux, La Chambre Kaléidoscopique, qui alliait machine vidéo-cinétique et performance musicale. La même année, elle performa au Musée d’art de Joliette, dans une exposition de l’artiste Stéphane Gilot où elle s’intéressa à la rencontre entre la construction d’un personnage et la musique, par l’utilisation d’un micro-contact. Elle eue l’opportunité d’approfondir cette approche avec la performance Le silence de mon habit comme un cérémonial, une élucidation d’idées claires, en mon pouvoir de femme, présentée au Circa Art Actuel. C’est au centre Zaratan Air Arte Contemporânea (Lisbonne), qu’elle développa les prémisses de la performance Ossature qui trouva son aboutissement lors du festival Crossing Art Festival à Prague. À l’été 2018, elle se rendit en à Xi’An (Chine) pour produire Rotanev, performance qui, comme Ossature, expérimente le corps en tant que sculpture. Par une invitation du compositeur Philippe Lauzier elle performa sur un piano préparé pour le projet Pianotissage, qui fût présenté au Mois Multi  (Québec) en février 2019. Elle prépare présentement trois résidences : en Islande en août, aux États-Unis en septembre et finalement en janvier 2020 pour Rouyn-Noranda.

Belinda est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et d’une bourse internationale de la ville de Paris. Son travail vidéographique est représenté par le GIV (groupe intervention vidéo) : http://www.givideo.org/

campbellbelinda.com